🔍 Fiscalité automobile 2026 : le TCO serait-il devenu aveugle
On continue de commenter la fiscalité auto 2026 comme une simple liste de taxes :
malus au poids, malus COâ‚‚, TUV, TAI.
❌ C’est une erreur de lecture.
Car l’État ne cherche plus vraiment à taxer des véhicules.
🎯 Il cherche à corriger des comportements :
– sur-dimensionnement par confort ou par statut,
– hybrides rechargeables jamais rechargés,
– règles d’attribution figées,
– transition repoussée tant que « ça passe ».
Faute de pouvoir taxer un comportement directement,
l’État utilise des proxies techniques : kilos, grammes de CO₂, catégories, pourcentages de flotte.
👉 C’est de la fiscalité comportementale, qu’on le veuille ou non.
Le problème, c’est qu’en face, les entreprises continuent de répondre avec leurs vieux réflexes :
📉 comparaisons de TCO,
đź“‹ arbitrages catalogue,
💸 négociations de remises.
👉 Décalage total.
On optimise des objets de déplacement, alors que la fiscalité pénalise désormais les usages.
🔑 En 2026, le coût ne vient plus du véhicule choisi.
Il vient des comportements qu’on ne pilote pas :
recharge inexistante, véhicules surdimensionnés, usages non questionnés, alternatives ignorées.
C’est exactement ce que rappellent les travaux de l’Observatoire de la fiscalité comportementale :
la fiscalité moderne n’est plus seulement budgétaire,
elle est conçue pour influencer les décisions et les usages.
Tant que les entreprises resteront enfermées dans une lecture strictement TCO,
elles subiront une fiscalité jugée instable, injuste ou « illisible ».
Celles qui passeront à une logique TCB – Total Cost of Behavior
feront de la fiscalité 2026
➡️ un outil de pilotage des comportements, et non une sanction subie.
Rédigé par Yann BARBIZET
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